* J'avais écrit cette histoire pour un concours, mon histoire n'a pas été retenue (bah, c'est pas la fin du monde), mais dernièrement une amie m'en avait parlé et je l'ai retravaillée. Ceci est donc Freedom version 2, -mais j'espère aussi, version mieux! XD-.
Je vous souhaite une bonne lecture!
Yuki-sama.*
Freedom
Lundi
Réponse
La vie ne vaut rien.
A quoi sert-il de naitre si s'est pour mourir des années plus tard?
Quelqu'un peut-il m'expliquer le sens de notre naissance?
Quelqu'un peut-il m'affirmer que le Paradis existe?
Quelqu'un peut-il me confirmer l'existence de l'Amour?
Moi je ne connais rien, je ne suis qu'une enfant à vos yeux, je suis encore « pure », je ne vois pas, je n'entends pas, je ne suis rien tant que je n'ai pas encore voté.
Quelqu'un peut-il m'expliquer le sens de notre existence en ce bas-monde?
Je vais vous dire moi:
Le Paradis n'existe pas, les anges ne sont que des créatures imaginaires, et le bonheur n'est qu'un mythe.
Il n'y a qu'une chose qui existe réellement ici, c'est l'Enfer.
Vous savez où il se trouve cet endroit maléfique?
Juste là où tu es!
Nous sommes en Enfer, nous sommes les Démons et nous avons créer le malheur.
Je m'appelle Aurélie, et j'ai décidé de me tuer.
Lundi prochain, je mettrais fin à toute cette mascarade.
Parce qu'il n'y a rien qui puisse me retenir ici.
Parce que la vie ne vaut pas la peine d'être savourée.
J'ai eut 14 ans le mois dernier, je suis brune aux yeux verts. Je ne suis banale, normale, pas jolie mais mignonne.
Il fut un temps où j'étais comme les autres filles, j'aimais le chant, la danse et les garçons, je me regardais sans arrêt dans le miroir. J'étais même amoureuse d'un garçon, je ne sais plus son nom. Je me souviens juste de son sourire. Il était magnifique. Je ne lui ai jamais adressé la parole, je n'ai fait que l'observer de loin toute ma vie. Mais il a déménagé, et maintenant je ne peux plus le voir.
J'avais aussi des amis avant, mais je les ai tous perdus.
Je suis seule, solitaire, et je n'ai besoin de personne.
Je suis fatigué, je veux juste fermer les yeux et ne plus vous entendre dire des absurdité sur la soi-disant beauté de ce monde immonde.
Freedom, freedom.
Mardi
Silence
Douée pour le silence,
Douée pour la souffrance,
Douée pour la tristesse,
Tout cela n'est que prouesse.
On me traite de menteuse,
On m'accuse d'être voleuse,
On me dit profiteuse,
Moi je réponds:
Silence! je ne vous écoutes plus!
Je suis muette,
Appelez-moi Cosette.
Douée pour le silence,
Douée pour la souffrance,
Douée pour la tristesse,
Tout cela n'est que prouesse.
On me traite de menteuse,
On m'accuse d'être voleuse,
On me dit profiteuse,
Moi je répondrais d'autres choses,
Si j'avais le don de parler votre langage.
Mais voilà,
Comprenez-moi,
Je ne parle pas la langue de la méchanceté.
Je ne connais que le Silence.
Toi, tu t'appelais Elena, et tu étais ma meilleure amie. Tu avais tout pour toi: la beauté, l'humour, l'intelligence.
Et puis, en sixième, il a fallut nous séparer, je suis partie dans l'ombre, tu as préféré la lumière.
Ma timidité c'est changée en mutisme, tu coures après la popularité d'après ce que j'entends.
Nous étions des petites filles très différentes, nous sommes devenues des adolescentes sans aucun lien d'attachement.
Toi, tu t'appelais Mathilde, tu as profité de ma faible défense, tu as joué avec mon coté affectif. Tu as fait l'amie confidente, celle qui console, celle qui fait rire, celle à qui ont dis tout, celle à qui ont avoue ses peurs et ses rêves. Tu en a profité, une fois que tu avais tout ce que tu voulais, tu es retournée à ton monde où le mot « garce » est l'équivalent de « reine ». Par ta faute, j'ai vécu mes pires années dans cet établissement. C'est sur que c'est amusant de torturer une enfant qui ne connais rien à la vie.
J'ai toujours fait partie de ces personnes qui ne seront jamais « populaires », je m'y suis faite, la popularité ne m'as jamais fait rêver. Mais qu'on sois choisi en dernier dans les équipes en sport ou encore qu'on entende des ragots affreux à son sujet, ça c'est blessant. Vous savez ce que je suis depuis mon entré au collège? Le bouc émissaire, il en fallait un, j'ai été élue sans qu'on me demande mon avis.
Rires, gloussements, moqueries.
J'ai tout subis.
J'avais les larmes faciles, c'était amplement suffisant pour satisfaire leur sadisme.
Qu'il rigole, bientôt, ce sera à moi de rire.
Freedom, freedom.
Mercredi
Casser
La vie est faite de cristal,
Elle se brise comme du verre,
Tes mots, semblables à des couteaux,
Me brise le c½ur.
Le vase se fissure,
L'eau s'écoule,
Mes joues sont trempées,
De ces larmes d'acier.
Ma mémoire est semblable à un placard,
Tout y est rangé à l'intérieur,
Par monts et par vaux.
Le cauchemar est un fourneau.
Briser l'épée,
Casser le jour,
Briser la lune,
Casser la croix.
La poupée noire est démembrée.
Je ne ris plus, je ne parle plus, je ne vois plus, je n'entends plus, je n'aime plus, je ne rêve plus, je ne pense plus.
Nous ne sommes que des pantins, juste des pantins créer pour satisfaire l'égo de tous les autres. De tous les autres, sauf le notre.
Qui ne vous dis pas que notre égo n'aimerais pas être satisfait lui aussi de temps en temps?
Nous ne sommes que des robots, métro, boulot, dodo.
Et entre tout ça, il y a quoi?
Je ne veux pas passer ma vie à rester coincée entre quatre murs, je veux sortir de ce monde grotesque.
Je suis peut-être lâche me direz-vous.
C'est vrai, je suis lâche.
Mais je le suis devenue en comprenant que notre existence est un non-sens.
Jeudi
L'Ombre
Je suis celle que vous haïssez et que vous adorez,
Je suis la fille de la Folie,
Et la meilleure amie de la Mort.
Je suis celle que vous redoutez.
Je suis celle qui vous tuera,
Je suis celle qui vous sauvera,
Je suis celle qui change,
Je suis l'équivalent de l'Archange.
Je suis celle qui vous effraye les soirs de tempête,
Je suis celle qui vous protège,
Je suis le soleil de vos nuits,
Je suis la lune de vos journées.
Je suis un monstre,
J'aime le sang,
J'aime la mort,
J'aime l'horreur,
Et alors?
Je ne suis rien,
Je suis tout,
Je suis celle qui vous suivra partout,
Je suis votre Ombre.
On a tous une part sombre, moi je l'ai appelé L'Autre. Elle n'a pas de nom, elle n'aime rien, elle hait tout. Elle a mon visage et ce que je n'ai pas.
C'est grâce à elle si j'ai survécue à toutes ces horreurs. Elle m'a sauvé, certes, mais elle à aussi causé ma perte.
Je suis devenue une gothique dans l'âme, elle a changé ma vision du monde, elle a changé mon caractère, elle m'a habillée de noir, elle m'a dit quoi dire et quoi faire lorsqu'on m'agaçait, elle m'a aidé à comprendre l'horreur de ce monde, elle à fait tout ça, en échange d'une seule chose: elle a enfermé mon c½ur à tout jamais dans un coffre de métal.
Je ne ressens plus rien, seulement de la fatigue. Je n'aime plus rien si ce n'est la mort. Je ne pense plus à rien, si ce n'est à la cruauté de ce monde. Je veux mourir, c'est tout ce que je désire, est-ce vraiment si compliquer à comprendre?
Freedom, freedom.
Vendredi
Fatigue
Je suis fatiguée,
Je suis épuisée,
Mais le pire,
C'est le fait que je ne peux plus pleurer.
Fatigue utile,
Fatigue tragique,
Fatigue futile,
Il n'y a pas mort d'homme.
La mort est douce,
Mais la vie est dure,
Mes rêves me portent jusqu'à vous.
Malgré tout.
Je vous hais,
Je vous déteste,
Je vous maudis,
J'en souris.
La fatigue est épuisante,
Mais elle est mon amie apaisante.
L'Autre ne connait que le noir, l'horreur et la douleur.
Je suis devenue comme l'Autre en fin de compte.
Vous êtes satisfaits?
Vous n'êtes que des déchets, et vous voulez me changer en déchet, comme vous? Pas question! Je vous tuerais, je vais tous vous maudire avant de partir de cet endroit sans queue ni tète!
Je vous hais!
J'en ai assez d'attendre, je veux mourir, maintenant!
TOUT DE SUITE!
Freedom, freedom.
Samedi
Tuer
J'ai décidé de vous tuer,
N'allez pas me demander des explications,
Je fais ça juste pour m'amuser,
A vous entendre crier pardon.
La mort est source de peur,
Moi, elle m'attire vers elle,
Comme le ferait un serpent envers sa proie,
Je vais mourir de bonheur.
J'ai décidé de vous maudire,
N'allez pas me supplier de vous épargner,
Je le ferait point.
Après tout, ça vous arrangera bien,
D'être assassiner de mes mains.
J'ai longtemps hésité pour savoir de quelle façon j'allais me tuer.
J'avais décidé de me poignarder le c½ur, comme vous l'avez si bien fait jusqu'ici. Mais l'Autre n'est pas d'accord avec moi, elle veut un fin beaucoup plus tragique. Alors elle m'a dit de me taire, et de ne pas montrer ma douleur. Pourquoi? Parce qu'ainsi vous recevrez tout en face, sans échappatoire: ma mort, ma douleur et ma haine.
Cela vous apprendra à faire souffrir les autres.
Freedom, freedom.
Dimanche
Temps
Le temps est long,
Le temps est court,
Il est court en long,
Et long en court.
Le temps nous tue,
Il est funeste,
Il est macabre,
Il est sans fin.
Le temps s'arrête,
Tout est dans l'ombre,
Les rires, les pleurs, tout est fini,
La mort m'emportes, ainsi va la vie.
L'histoire se termine,
Mon crayon n'a plus de mine,
Rangeons le livre, et attendons,
Attendons que le temps nous ramène au pont.
Tout est terminé, je vais enfin quitter votre monde où la vie ne sert à rien d'autre qu'a faire souffrir ceux qui ont eut le malheur de naitre dans un monde incolore.
Freedom, freedom.
1.
La lumière me fait ouvrir les yeux. J'ai mal au crâne. J'ai mal au dos aussi. Je me redresse dans ce qui se trouve être un lit.
Mais qu'est-ce que je fais ici?
J'ai beau essayer de me souvenir, rien, vide total.
Il y a une horloge quelque part, je l'entends, mais je ne la vois pas.
Le temps passe, sans que je sois capable de dire si c'était des secondes ou des siècles entiers.
Je me lève, m'observe, j'ai l'impression d'avoir grandie, c'est surement juste une impression. Je marche comme je peux, mes jambes sont lourdes, je chancèle, je tombe, je me relève.
Mais où suis-je à la fin?
Je sors de la chambre. Un couloir? Mais quelqu'un va-t-il enfin se pointer pour m'expliquer ce qui se passe?
Tant pis pour les explications, je trouverais bien la sortie toute seule.
J'ai mal, j'ai l'impression que quelque chose bouge dans ma poitrine, c'est horriblement douloureux. Ma vue se trouble presque toutes les cinq minutes. Je ne savais pas que c'était si douloureux de mourir.
Le temps à encore passé, et je ne trouve toujours pas la sortie, juste des couloirs et des escaliers, des couloirs, des escaliers, des couloirs, des escaliers, des couloirs, des couloirs, des couloirs, des couloirs.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici?
Je me retournes. C'est qui lui?
Un grand type brun m'accoste pour me demander mon nom.
- Aurélie.
Ma voix est si faible!
- Comment as-tu fais pour atterrir ici? Me demande le type.
Il en a de bonnes lui, à son avis?
Il me dit de rester là sans bouger, qu'il va appeler quelqu'un, rester là sans bouger? Et puis quoi encore! Je sors, je reste pas ici moi!
Pendant qu'il s'éloigne dans un des couloirs, moi je continue ma route, il avait l'air totalement affolé ce type, pourquoi? Mon visage est devenue si hideux? Après tout, peut-être qu'on change d'apparence aux yeux des autres lors de la mort.
J'ai toujours autant mal, mais savoir que j'ai enfin quitter leur monde stupide me réjouie. Je n'aurais plus enfin à souffrir toutes ces horreurs et toutes ces humiliations. Tant mieux.
- Arrête-toi!
On m'attrape par le bras et on m tire soudainement en arrière. En voilà un autre de type! Mais celui-là à l'air sensiblement plus jeune. Mais qu'est-ce qu'ils me veuillent tous à la fin?
- Tu vas me lâcher oui?!
- Pas question que tu fasses un pas de plus. On va te ramener à ta chambre et appeler le docteur.
Docteur? Quel docteur? Même dans la mort il y a des docteurs?
Il me prend dans ses bras pour m'empêcher de marcher, jugeant mes jambes trop faibles. C'est étrange comme mort.
C'est quoi ça? J'approche mon visage de ce qui ressemble à un badge. J'ai du mal à lire.
- « Matthieu....infirmier »...quoi?
Alors il y a aussi des infirmiers ici?
Tu es stupide ou quoi?
« Qu'est-ce que tu racontes? »
Tu le fais exprès? C'est pourtant on ne peut plus simple à comprendre! Tu n'est pas...
- « morte ».
-Pardon?
L'infirmier tourne la tête vers moi, qu'est-ce qu'il a à me regarder comme ça?!
- Ne me regarde pas comme ça!
Il tombe, je le frappe de toute mes forces.
C'est quoi cette connerie, comment ça se fait que je ne sois pas morte?! Qui a osé m'empêcher de mourir!? Tout ce que je voulais c'était cesser de vivre!
Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
Pourquoi c'est toi qui meurs et pas moi?
* Alors? C'est nul pas vrai? u_u hahahahahah! Aller, la suite plus tard!*
Yuki-sama